Enfin, en ce lundi matin, je trouve le temps d'aller explorer un secteur "appétissant" mais pour lequel il est bien difficile de trouver des informations sur le Net.
Ce secteur c'est celui de la commune de Lucheux et ses environs. Après seulement 35 minutes de route (je pensais plus), je franchis la frontière séparant notre région de la Picardie. L'arrivée sur le village s'effectue par une départementale devenant subitement plus sinueuse, boisée et vallonnée. Cela s'annonce bien !
Son château, sa forêt :
Stationné au coeur du village, au pieds du beffroi enjambant la rue principale, j'opte dans un premier temps pour un peu de tourisme et monte directement à la rencontre du château-fort perché sur les hauteurs de la commune. Après un rapide tour du propriétaire permettant d'apprécier notamment la parfaite préservation de l'entrée, je décide de prendre la direction de la forêt de la commune pour un peu plus de verdure.
Pour cela j'emprunte la "Voie Royale" traversant de manière rectiligne la forêt et reliant autrefois Thérouanne à Amiens. Ce large chemin me semble être une bonne base de départ pour repérer des sentes plus tortueuses s'échappant au milieu des arbres. A ma grande surprise, il n'y a finalement quasi que de larges voies partant à la perpendiculaire et présentant de larges ornières formées par les allers-retours des engins sylvicoles. De plus à l'entrée de chacune, plusieurs panneaux indiquent qu'il s'agit de propriétés privées ! Par très vendeur tout ça...
Je remonte finalement plusieurs kilomètres avant de croiser le GR 124 et de l'emprunter un court instant afin de tenter de récupérer d'autres portions m'étant apparues intéressantes sur le papier... Je m'engage dans un chemin pouvant m'amener sur une partie plus technique de la forêt mais plus je progresse et plus la nature reprend ses droits. Je me retrouve finalement à me faire flageller les jambes par les très nombreuses orties (parmi lesquelles certaines m'arrivent à la taille) et lacérer par les ronces. Le terrain s'éclaircis finalement mais n'en devient pas plus agréable puisque le défrichage est le résultat du travail des nombreux engins arpentant le secteur...
Je m'oriente du mieux que je peux pour finalement retomber sur le GR 124 que je décide de suivre dans l'autre sens afin de sortir de cette forêt qui ne semble pas particulièrement accueillante pour les promeneurs et autres adeptes des sentiers ombragés. Même le sentier emprunté par le GR est désormais parsemé de nombreuses ornières remplies d'eau stagnante dégageant une odeur nauséabonde plutôt peu engageante !
Je finis par atteindre l'orée du bois et décide de poursuivre sur le GR afin de redescendre vers Lucheux. Après une portion très roulante amenant aux abords de la D5, le terrain se fait plus technique. Désormais une herbe drue couvre l'intégralité du chemin cachant, par la même, les nombreux pièges présents sous mes pieds. Peu après avoir traversé la départementale, le chemin propose deux alternatives.
J'opte dans un premier temps pour celle reprenant un peu d'hauteur. Le choix fût le bon puisque je tombe sur la Chapelle Saint-Léger érigée en hommage à l'évêque d'Autun assassiné en ces lieux. L'endroit en sous-bois est isolé et sombre, il s'en dégage une atmosphère assez prenante qu'en ce lundi matin je suis bien le seul hurluberlu à venir perturber.
Je reprends mon périple par le chemin que je venais de quitter, les pieds complètement trempés par la rosée sur ces chemins recouverts d'herbes folles.
Jusqu'au bois de Watron :
Je rattrape la D5 au niveau du camping. Après quelques mètres de macadam je persiste à suivre le GR. Les chemins sont toujours aussi peu dégagés, mes pieds toujours plus trempés. Je quitte finalement le parcours balisé pour continuer ma progression sur ce sentier serpentant parallèlement à la Grouche.
Après une petit ballade à travers champs, je finis par rejoindre le bois de Watron après un peu de hors piste en exploitant les vides laissés par les roues de tracteurs au milieu des étendues de blés. Un peu de varappe et je tombe, par le plus grand des hasards, à nouveau sur le GR précédemment quitté !
Nous ne faisons route commune qu'un bref moment, trop attiré que je suis par une étroite veine. Par forte pluie cet entonnoir doit accueillir l'eau ruisselant de toutes les hauteurs environnantes, le sol est ainsi constitué essentiellement de petit gravier et pierre favorisant le ruissellement des flots. Cet endroit est tout à fait semblable à plusieurs portions caractéristiques du Trail des Côteaux de l'Aa et dans une moindre mesure au fameux chemin à Cailloux des poilus. Plus je progresse, plus les lieux deviennent obscurs et tourmentés. Les aplombs m'entourant rendent les lieux oppressants, je n'en vois pas le bout... A de nombreuses reprises je suis contraint d'escalader des troncs, des racines des amas de pierre. Le lieu est complètement sauvage, aucune voie n'est tracée hormis celles laissées par les habitants des lieux qui ne font que traverser ce méandre.
Après bien des efforts, je finis par rattraper un chemin enjambant ce qui représente pour moi la plus belle découverte du jour. En le suivant je sors rapidement du bois tout en faisant une nouvelle fois attention aux ornières...
En direction du village de Pommera je décide de repartir vers le bois par une autre voie, ceci afin de poursuivre mes explorations à l'ouest de Lucheux. Mais le chemin emprunté disparaît finalement m'obligeant à nouveau à jardiner.
Je reprends sans le vouloir mon exploration du bois de Watron mais, cette fois-ci, dans un secteur privé. Les lieux ne sont absolument pas entretenus et il devient difficile de se frayer un passage au milieu d'une végétation reprenant doucement ses droits sur ce qui me semble être un ancien chemin. Je trottine tout en gardant un oeil sur les alternatives qui pourraient se présenter à moi mais aussi et surtout sur les éventuels propriétaires pouvant me surprendre dans cette position plutôt inconfortable !
Ne regardant plus vraiment où mes pieds se posent, le piège se referme sur moi ! Une ornière cachée dans les hautes herbes contraint ma cheville (pas vraiment remise de ses précédents mésaventures) à une torsion qu'elle ne supporte pas. Sentant cette abominable sensation de craquement, je me jette sur ce sol couvert de boue afin de ne pas faire supporter à ma cheville un poids supplémentaire...
La douleur est sévère et il me faut plusieurs minutes pour reprendre mes esprits... Il faut désormais trouver le chemin le plus court pour rentrer sur une jambe. Heureusement, le fait de tourner en rond au tour du départ n'oblige pas à trop de kilomètres. Enfin, plus d'une heure pour faire trois kilomètres ça n'est pas très glorieux...
Les conclusions de cette aventure Picarde écourtée (hormis celle d'avoir gagné un mois d'arrêt pour entorse) sont mitigées. A la vue des plans du secteur, le terrain semble amusant avec pas mal de dénivelé, de bois, de sentiers... En réalité, la plupart des bois sont privés et les accès sont de fait peu nombreux et restreints. Chose surprenante également, alors que par chez nous tous les chemins portent les stigmates colorés des très nombreuses randonnées VTT ou pédestres les arpentant ici rien ne filtre. On se demanderait presque si, hormis les exploitants, d'autres personnes s'aventurent dans ces lieux... Autant dire que les monotraces créés par le passage répété d'"explorateurs" ne semblent pas être légion.
Alors, même si Lucheux mène 1-0, je ne m'avoue pas vaincu et m'en irais conquérir les territoires plus à l'Ouest rapidement, sûr que des trésors s'y cachent...
Comment ne pas chausser les baskets alors qu'en ce dimanche matin, le parcours du Trail du Patois passe sous mes fenêtres... ? Impossible, en tout cas pour moi, de m'en priver, même si je connais par coeur le plus petit recoin de ce parcours et qu'à priori le tracé reste inchangé par rapport à l'année précédente.
Pas besoin de se lever aux aurores pour être à l'heure au départ. Un constat, le succès grandissant de l'épreuve constaté en 2011 ne s'est pas démenti cette année. Ca va donc bouchonner sec dans les premiers hectomètres !
Après avoir retiré mon dossard, un couple m'interpelle pour me questionner sur le parcours du 12 km. Leur première question me laisse perplexe : - "Est-ce vrai que le parcours du 12 km est plutôt plat ?" Euh.... alors là soit ils ne connaissent pas du tout le coin, soit ils n'ont aucune idée de ce que représente 400 m de D+ en 12 km, soit je suis face aux parents de K.Jornet... Sans vouloir leur briser le moral avant la course mais plutôt pour les préparer un peu à ce qui les attends, je leur précise que le parcours de cette boucle n'est jamais plat et qu'ils doivent notamment se méfier de l'étroitesse du départ ! A la vue de leurs têtes déconfites, je me dis que je suis plutôt face à des coureurs tentant pour la première fois l'expérience nature et qui effectivement ne connaissent ni le coin, ni la signification de 400 D+...
Leurs expressions me font dire qu'ils ont exactement la tête que je pourrai avoir en demandant à ce que m'on décrive le profil d'un UTMB ou d'une Diagonale des Fous. Des disciplines proches mais pourtant tellement différentes (course sur route, trail court, ultra-trail).
Boucle du 12 km : 9h30. Le départ est donné. Parti en milieu de peloton, je me faufile du mieux que je peux pour éviter de perdre trop de temps. Le fait de connaître parfaitement les lieux me permet, tout en faisant des mètres en plus, de gagner de nombreuses places. La densité des coureurs et l'étroitesse des chemins rendent chaque appui incertain... Je fais tout pour éviter les entorses tout en tentant de prendre un peu de plaisir sur ces chemins que je n'ai pas pour habitude d'arpenter en pleine période d'affluence.
Sur les nombreuses parties communes au Trail des Poilus, je me remémore les moments vécus il y a un peu plus de deux mois. Une chose est sûre, que ce soit mon allure ou celle des coureurs m'entourant, aux vues des foulées de chacun, la distance au programme est largement inférieure. Sur cette première partie nous ne marchons qu'en de très très rares occasions. Seuls la fin de la montée le long du golf et la partie un peu sauvage précédant la fin de la boucle, nous poussent à lever le pieds.
Le fait d'avoir forcé un peu au départ me permet de bénéficier d'une circulation plutôt fluide... Ce qui n'empêche pas de "ramasser" un nombre anormalement élevé de coureurs du 12 km partis trop vite et à l'agonie après seulement quelques kilomètres...
Au terme, de cette première boucle aucune surprise au niveau du parcours, uniquement une légère rallonge peu après le départ. 1h02 au moment de passer la ligne, je suis largement en avance sur mes prévisions et pourtant encore bien frais. Tant mieux, puisque mon peu de sortie sur les dernières semaines me faisait craindre le pire.
Le ravitaillement est commun aux coureurs du 29 km et aux "finishers" du 12 km. Difficile de se frayer une place jusqu'au buffet, il n'y a pourtant ni champagne ni petits-fours... Un verre d'eau, quelques fruits secs et ça repart !
Désormais, les rangs sont bien plus clairsemés. Plus personne derrière et un seul concurrent devant, nous réempruntons en sens inverse les chemins du départ. Une heure après, le contraste est saisissant !
Connaissant parfaitement le terrain, je sais qu'il est tout à fait possible d'accélérer sur ces portions roulantes nous amenant jusqu'à la D72 pour un petit bout de macadam tout en montée, le long des pâtures où paissent des centaines de moutons.
Nous arrivons dans l'épingle à cheveux, où le parcours nous indique de continuer tout droit, de l'autre côté des barrières de sécurité. Cet endroit, je l'apprécie énormément pour deux raisons :
- Son caractère atypique : une grande descente entrecoupée d'épingles à cheveux qui me permet, à chaque fois, que je l'emprunt de voyager un peu et de m'imaginer dans une région plus montagneuse ;
- Elle représente une frontière entre deux mondes. D'un côté, le bassin minier que l'on quitte et dont les plus proches vestiges ne sont autres que les terrils jumeaux d'Haillicourt. De l'autre, les vertes collines d'Artois et leur caractère plus rural dont je ne me lasserai jamais (je l'espère).
Après une grande descente, nous débouchons dans Rebreuve Ranchicourt pour une nouvelle portion de macadam nous menant jusqu'au GR 127. Au passage devant la maison, personne pour m'encourager ! J'apprendrai plus tard que Madame était trop occupé à tenter de rattraper les premiers afin de leur indiquer leur erreur de parcours. Ils apprendront à leurs dépends que le chemin des Avesnes est une impasse ! Finalement pas trop de dommages pour eux, puisqu'ils rattraperons le tracé après un peu de hors-piste et resterons tout de même 1er et 2e à l'arrivée.
Quelques encouragements des voisins avant de rentrer à nouveau dans le bois. Après avoir sinué un moment nous atteignons les premiers bâtiments de la base de loisirs sur ce parcours toujours identique à l'année précédente...
Boucle du 29 km :
Et là enfin, au lieu de rattraper le ravitaillement le parcours fait un demi tour complet et nous redescendons sur la zone la plus basse du bois.Nous rattrapons à nouveau les portions empruntées lors du Trail des Poilus. Et je réalise que malgré deux mois d'intervalle les conditions météo sont très proches, tout comme ma tenue...
Nous longeons le bois, avec un point de vue toujours aussi magnifique sur le Château d'Olhain, et remontons vers la piste d'envol de parapentes. Après cette petite (bonne) surprise, nous rattrapons enfin le site de départ et d'arrivée, théâtre de notre second ravitaillement. Toujours beaucoup de monde autour du buffet de moins en moins fourni...
C'est reparti pour la dernière partie. Sans surprise, nous contournons dans un premier temps la partie défrichée située derrière la plaine de jeux et redescendons ensuite, toutes voiles dehors, jusqu'au golf. De là nous rattrapons le GR 127 et sa partie la plus abrupte serpentant sur les bords du parcours. Une nouvelle fois, je suis bien incapable de gravir cette côte sans me mettre en mode randonnée...
Une fois en haut, le parcours diffère à nouveau de l'année précédente puisque la partie la moins intéressante est supprimée et le final se voit profondément remanié, les difficultés s’enchaînant dans un ordre différent et le final ne se faisant plus par la route en bitume mais par la partie sauvage déjà empruntée à la fin de la première boucle.
Sur cette boucle je réussi à garder une bonne cadence, tout en continuant de dépasser une dizaine de coureurs. Naviguant d’habitude à la fin du premier tiers des participants, je me retrouve, pour une fois, plus en avant et découvre des conditions de courses un peu différentes avec beaucoup moins de coureurs autour de moi.
L'après-course :
Je sors de cette épreuve avec un sentiment mitigé quant à son déroulement. Si l'organisation demeure toujours de très bonne facture (sauf deux trois détails exposés ci-dessous), je ne me suis pas réellement senti à ma place sur cette course...
J'ai eu la sensation de remonter le temps et de revenir quelques années en arrière, là où je participai régulièrement à des courses sur route (parce que je ne connaissais que ça...) et pour lesquelles l'atmosphère a finalement eu raison de ma motivation... Peu importe l'endroit, il fallait que je tente d'améliorer mon dernier chrono. Que ce soit dans une zone industrielle, un coeur historique, au milieu des barres d'immeubles, le seul élément important : le t-shirt offert et le chrono à l'arrivée ! La cohue du départ, les coureurs cherchant en vain les kilomètres au sol (pour vérifier s'ils n'ont pas une demie seconde de retard sur leur temps de passage), ceux courant la musique dans les oreilles hermétiques à leur environnement, la razzia au ravitaillement (tant pis pour les derniers...) m'ont renvoyés ces images de vraie "compétition".
Alors, il est vrai que moi aussi je cherche forcement à réaliser le meilleur résultat possible, mais je réalise finalement que, désormais, courir me procure autant de plaisir à tenter de me dépasser qu'à découvrir et apprécier les lieux que je traverse... Pourvu que ça ne change pas !
Je m'égare un peu...
Pour en venir à l'épreuve en elle-même, ce fut une nouvelle fois une belle réussite confirmée par les très nombreux commentaires présents sur le site.
Les plus : - organisation au top ; - la base de loisirs d'Olhain ; - balisage impeccable ; - parcours refondu dans sa deuxième boucle et toujours aussi beau au printemps. Les moins : - que de l'eau chaude à l'arrivée... - des bénévoles qui nous arrêtent pour laisser passer les voitures ?!
Bon bah ça y est, nous y sommes, L'objectif de ce début d'année est arrivé ! Un peu trop tôt à mon goût puisque je n'ai pas vraiment l'impression de m'être préparé correctement : une reprise un peu plus sérieuse depuis les vacances de Noël avec, dans les meilleurs semaines, seulement trois sorties et jamais plus de 50 km au total. Autant dire que l'épreuve est abordée avec humilité d'autant plus qu'il s'agit de ma première confrontation avec une épreuve de ce niveau (que ce soit en distance et dénivelé).
Malgré tout l'engagement est pris en compte, donc en ce dimanche matin c'est avec une légère appréhension que nous faisons (avec Guillaume, mon frère lui aussi engagé et Madame qui nous suivra tout au long du parcours) les 2 km nous séparant du lieu de départ : le Château d'Olhain !
Ayant récupéré nos dossards la veille et n'ayant pas eu besoin d'utiliser les navettes, nous sommes quasiment les derniers à entrer dans la cour du Château ! Pas très bien géré de notre part, puisque nous avons très peu le temps de profiter du lieu plus occupés à nous débattre avec le système d'attache de nos puces qu'à écouter les quelques mots des organisteurs, ainsi que de Monsieur le Maire de Fresnicourt le Dolmen.
- la joie d'être au départ de cette belle épreuve à domicile, dans ce lieu magnifique ;
- l'impatience d'être réellement au coeur du sujet et de m'accrocher à ce que je peux pour avancer ;
- la peur de ne pas arriver au bout, explorant pour la première fois des temps de courses inconnus.
Une fois les chronos déclenchés, nous sortons parmi les derniers du Château, profitant ainsi un maximum de l'ambiance des lieux et de la musique. Le tout donnant à ce moment comme un parfum de début d'aventure.
Nous bifurquons immédiatement sur la gauche et contournons la bâtisse. Sur les bords du plan d'eau, nous profitons de point de vue différent. Le rythme est pour le moment à la randonnée "active".
Après quelques hectomètres de chemins herbeux, ça bouchonne sévèrement ! Bison Futé n'avait rien annoncé mais force est de constater que le réseau routier nouvellement créé n'est pas fait pour assumer une telle affluence ! Le pont construit spécialement pour l'occasion fait office de premier artifice pour étirer un peu le peloton.
Après plusieurs minutes d'attente, nous passons à notre tour mais nous nous arrêtons à nouveau pour une éliminer les excès de la veille. Un petit coup d'oeil derrière nous pour réaliser que nous ne sommes pas loin de clôturer le peloton... Je crois bien que pour la gagne, c'est raté ! Mais il faut tout de même s'y mettre un peu plus sérieusement car je n'ai pas prévu de frontale.
Première petite grimpette dans les prairies aux abords de Gauchin le Gal avant d'entamer une longue portion roulante jusque Fresnicourt. Là, premier coup au moral : le paysage dégagé nous permet d'apercevoir les premiers passant déjà devant le Dolmen alors que nous en sommes encore bien bien loin. Impressionnant !
Après cette mise en jambe, il est temps d'attaquer les choses sérieuses.
Arrivée sur les hauteurs de Fresnicourt, nous plongeons directement vers le coeur du village en empruntant un chemin étroit bordé de barbelés. Rien de trop technique en soi mais la densité du peloton, encore assez importante à cet endroit, fait sa première victime... Une concurrente n'ayant probablement pas pu anticiper les obstacles est blessée à la cheville. Déjà prise en charge par d'autres participants nous continuons notre route extrêmement déçus pour elle.
Quelques marches, 100 mètres de bitume et nous rentrons dans le vif du sujet ! Une belle petite grimpette débute aux pieds de l'église. Le temps sec des derniers jours nous permet de monter sans difficultés et nous commençons en même temps à dépasser pas mal de concurrents...
Le cadre de cette première partie de course, nous le connaissons par coeur, alors il n'est pas question de nous y traîner. Même si il ne s'agit que de "l'entrée", impossible de dévaler les belles descentes le pied sur le frein alors les dépassements sont parfois un peu limites et les places se grignotent petit à petit ! Une fois traversée la route départementale, nous attaquons la partie bien connue longeant le golf avec sa longue montée où je peux compter sur les doigts d'une seule main les fois où je suis arrivé en haut sans stopper ma course. Cette fois-ci, je ne déroge pas à la règle...
Une fois sortie de ce sentier, nous réapparaissons sur les hauteurs du hameau d'Olhain avec pour la dernière fois un point de vue sur le site de départ. Là on nous avons le droit à notre première ascension sauvage. C'est apparemment dans ce type de portions que nous sommes les plus efficaces, nous y gagnons de nombreuses places sans nous fatiguer pour autant ! Doit-on nous en inquiéter ? Allons-nous le payer ?
En tout cas, le plaisir est au rendez-vous et les jambes tournent bien !
Après plusieurs montées-descentes, nous arrivons sur la partie du parcours la plus éloignée géographiquement de l'arrivée mais en même temps la plus proche de chez moi. Moins de 500 m à vol d'oiseau et je pourrai être tranquillement dans mon canapé à regarder je ne sais quelle "débilité".
Je propose, à tout hasard, à mon frère de rentrer ! Mais, il n'est apparemment pas intéressé. Tant pis, on continue...
Après une portion, sur un terrain plus calcaire extrêmement glissant en cas de pluie, nous débouchons sur les parkings de la base de loisirs. A partir de là, pendant plusieurs kilomètres nous allons sinuer sur des sentiers un peu plus roulants (sauf quelques rares exceptions !) et où les pentes se font un peu moins sévères.
Au moment de couper la D57, nous n'en sommes qu'à 16 km mais déjà les écarts entre les coureurs grandissent. A cet instant j'ai d'ailleurs perdu mon frère de vue suite à un arrêt "technique" de sa part.
Avant de rattraper, le chemin longeant le centre d'enfouissement, nous traversons la route entre Verdrel et Barlin et passons dans une zone que j'apprécie traverser en fin de journée : un secteur peuplé de nombreux écureuils ! Pour aujourd'hui, aucun espoir d'en apercevoir, puisque plus de 200 coureurs sont déjà venus bousculer leur tranquillité.
Alors nous attaquons cette sente dont la pente progresse doucement jusqu'à nous obliger à marcher sur les derniers mètres, malgré les dizaines de personnes présentes pour nous encourager à notre arrivée sur la route nous menant à Verdrel. C'est ici que le terrain m'aura semblé le plus gras.
L'arrivée du 18e kilomètre signe la fin du premier secteur caractéristique de la course. Nous débouchons sur la route menant à Verdrel, quelques centaines de mètres de macadam et nous récupérons à nouveau les chemins et notamment le GR127.
Là pendant près de deux kilomètres le terrain devient extrêmement plat. La foulée s'allonge un peu pour tenter, non pas de gagner quelques places, mais plutôt d'augmenter la moyenne horaire qui ne doit pas être bien élevée jusque là. Cette portion de transition permet également de récupérer un peu.
Bizarrement, c'est ici, complètement à découvert, que nous rencontrerons le plus d'eau ! Nous sommes donc obligés de slalomer par endroit afin d'éviter de nous retrouver les pieds trempés et subir ainsi les désagréments futurs qui vont avec...
Sur cette portion, je rattrape le bien connu René G. du club de Bours avec sa tenue bariolée et sûrement pas évidente à porter. Peut-être amuse-t-il la galerie avec son accoutrement mais une chose est sûre le terrain non ! Je le dépasse peu de temps avant de déboucher sur la D57 que nous n'empruntons qu'un court instant avant de plonger vers Hersin.
Le descente longe le centre aéré, théâtre du premier ravitaillement, mais il me faut encore affronter quelques obstacles avant d'y parvenir :
- le premier une descente rendue dangereuse par l'ornière qui la traverse, probablement créée par les ruissellements d'eau. On m'y pointera d'ailleurs 191e à cet instant ;
- le second. Une belle montée d'abord sur macadam puis à nouveau sur les chemins qui nous permet d'accéder enfin au ravitaillement tant attendu.
Je prends le temps de bien refaire le plein ! J'attends avec impatience l'arrivée de mon frère. A ma grande surprise, l'écart est finalement plus important que je ne pensais. Un peu plus de trois minutes, il arrive frais comme un "gardon" vraiment soucieux de se ménager pour ce qui nous attend. Quant à moi, étant déjà sur le départ, comme à chaque course, nos chemins se séparent au premier ravitaillement !
Deux verres de coca, quelques fruits secs et chocolat plus tard, il est temps de reprendre la route.
La reprise est plutôt roulante et nous amène par une belle descente finale jusqu'aux étangs d'Hersin (que nous ne traversons pas, dommage !). A nouveau, un petit kilomètre de macadam roulant pour rattraper le GR127 pour une longue montée. Je commence la montée en trottinant, mais je me ravise rapidement en adoptant la même tactique que tous mes voisins : l'économie !
Arrivé en haut, nous voilà à nouveau sur les sommets des collines d'Artois pour une nouvelle portion de plat nous amenant jusqu'à l'imposante antenne. Le terrain est ici fort caillouteux et finalement pas si reposant que ça !
Après avoir traversé la départementale reliant Servin à Bouvigny et avalé encore un peu de macadam nous attaquons la 2e vraie difficulté du parcours.
Nous attaquons enfin les portions "privées" qui me font tant languir à chacune de mes escapades sur le secteur !
La première : le collège Saint François de Bouvigny. Niché, au pied de l'un des points culminant du département, les lieux possèdent un charme indéniable qui me donnerait presque l'envie de perdre 18 ans et de pour pouvoir y étudier. Mais en ce dimanche, seul le cours d'éducation physique est assuré et on peut dire que le professeur s'est lâché !
En guise d'échauffement une belle descente technique s'achevant par un premier pont enjambant le GR127. S'en suit, un slalom entre les rondins de bois fraîchement tronçonnés où l'un des mes prédécesseurs s'étale de tout son long, sans mal apparemment sauf peut être pour l'orgueil...
Une courte partie de plat avant d'enjamber à nouveau le GR127 et de remonter ce que l'on vient à peine de descendre ! Personne ne s'aventure à trottiner, nous marchons et tentons tant bien que mal de récupérer un peu et ou nous alimenter. Nous remontons, redescendons et remontons et redesc... Même sans forcer, la répétition des efforts fait son oeuvre, les jambes commencent à s'allourdir.
Après un peu plus de deux kilomètres de ce petit jeu, finalement pas si marrant, nous entrons brièvement dans Bouvigny pour un peu de plat. Là, impossible de récupérer, mon téléphone sonne. Aude s'inquiète de ne pas me voir arriver à notre prochain point de rendez-vous, elle pense m'avoir raté ! Je la rassure rapidement lui assurant que ce point (la ferme du Bois de Mont) est encore à un petit quart d'heure !!! Je réalise ainsi qu'il faut vraiment être parmi nous pour se rendre compte du parcours que l'on nous a gentiment concocté...
Elle en profite également pour m'annoncer que mon frère est en difficulté et qu'il avait déjà des crampes au niveau de l'antenne... Compte tenu de ce qui nous attends, je m'inquiète vraiment pour sa fin de course.
Avant d'attaquer le chemin de l'arbre couché (désormais tronçonné), petite surprise : une montée tracée au débroussailleur qui durcie encore un peu plus les cuisses ! On serpente encore un peu en évitant soigneusement les chemins balisés (sacrilèges !) et atteignons enfin ce point si connu de toutes les éditions des poilus. L'absence de boue et le tronc dorénavant coupé en deux, force est de constater que le mythe en a pris un sérieux coup !
Comme prévu, près de 15 minutes après le coup de fil me voici à la ferme du Bois de Mont, au bout de cette longue ligne droite en faux plat descendant. Impeccable pour récupérer un peu et augmenter la moyenne.
Avant d'entamer le chemin de terre, je retrouve Aude en charmante compagnie : un Z-trailer (dont je ne connais malheureusement pas le nom) ! Doublé un peu plutôt, je l'avais constaté en grande difficulté. Il cherche à rejoindre au plus court Ablain. Sachant que ce cela passe par le chemin à cailloux, il est préférable d'opter pour l'alternative motorisée... Voici donc Aude transformée en chauffeur de voiture balai ! J'espère en tout cas que ce traileur est désormais rétabli et qu'il sera un plus sage la prochaine fois (rentrer du ski la veille et enchaîner sur une telle distance, chapeau...) !
Je tiens aussi à souligner que monnayer les "services" de ma femme contre des barres vitaminées ou je ne sais quel gel "coup de fouet" me paraît pas très équitable !! J'espère qu'il se reconnaîtra et aura honte de son comportement...!
Après cet intermède, il est temps de reprendre notre progression et d'entamer les "vrais" difficultés. Pour commencer, à peine franchi le 30e kilomètre nous attaquons, selon moi, le plus belle endroit de la course : le grand-fossé ou chemin à cailloux.
Compte tenu des conditions météorologiques la semaine précédent la course, je m'attends au pire. L'endroit étant privé de lumière la majeure partie du temps, l'eau a du mal à sen évacuer. Mais là, énorme surprise, le chemin est toujours aussi étroit mais le sol est complètement sec. A cet instant, je remercie les plus de 700 participants du 24 kilomètres qui nous ont précédé dans cette ornière et qui en ont fait une véritable autoroute ! Le chemin est complètement damé ! Avec le concurrent me précédant nous adoptons une très bonne allure et finalement cette portion qui aurait pu être épuisante en devient quasi "reposante".
Un deuxième mythe s'écroule !
A la fin du chemin nous repartons sur les hauteurs du bois de Mont afin d'attendre de nouvelles parcelles privées, le cadre est très agréable et en ferai presque oublier les jambes qui deviennent de plus en plus lourdes. A partir de maintenant dès que le terrain s'élève, il me devient impossible de courir. Chose rassurante, aucun des mes voisins n'en est non plus capable.
Après une grande descente, nous empruntons le pont de bois enjambant le chemin à cailloux. Nous ressortons rapidement des bois, avant de les longer pour atteindre enfin le second et dernier ravitaillement.
A partir de cet instant, les jambes ne répondent plus vraiment et la tête a bien du mal à rester claire !
Les voici enfin arrivés ces fameux 12 derniers kilomètres ! Les survivants de 2010 et les organisateurs n'ont pas manqué de faire passer le message, il va falloir en garder pour la fin... J'en ai tellement entendu parler de ce final que je ne sais pas réellement si j'étais impatient ou inquiet de les découvrir !
Une chose est sûre, le temps est venu de les affronter et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne suis pas des plus frais. Alors je prends mon temps à ce dernier ravitaillement. J'entrevois sur les hauteurs, du Mont Goudinon nous surplombant, quelques alpinistes ! Ce que je ne sais pas encore c'est que se sera à mon tour d'en être dans moins de 5 minutes.
Eh oui, à peine reparti on nous prie gentiment de prendre à gauche. Euh, mais il n'y a pas de chemin c'est normal... ?! Bon bah on y va alors... On s'accroche à ce que l'on peut pour grimper, impossible de dépasser alors on suit le mouvement. La montée n'est pas très longue, mais la pente tellement raide. Les jambes à peine reposées, elles sont à nouveau "sur-sollicitées".
Une fois en haut, nous redescendons immédiatement une partie de ce que l'on venait de gravir avec en point de mire le ravitaillement que nous venions à peine de quitter. Je me dis donc qu'il y avait sûrement moyen de trouver un chemin plus court et que les organisateurs ont probablement des défaillances de sens de l'orientation. Il faudra peut-être leur en toucher deux mots.
Nous finissons, après avoir suivi sur un sillon fraîchement découvert, par prendre la direction du bois de l'Abbé. A nouveau un peu de grimpette.
Je suis désormais sur des distances que je n'ai jamais pratiqué, mes jambes se chargent de me le rappeler. Impossible de courir dès que le terrain se corse, les cuisses hurlent dans la moindre descente, seul le plat donne un peu de répit.
Alors c'est vrai que le bas ne répondant plus, pourquoi pas ne pas solliciter un peu le haut du corps ? C'est sûrement dans un souci de diversification de l'effort physique que l'on nous propose, aux environs du km 36, de faire un peu de corde afin de passer un haut talus uniquement composé de terre. Etant donné la configuration du lieu, je ne vois pas une autre manière de passer cet obstacle. Merci, une nouvelle fois, au temps clément des derniers jours et merci également aux bénévoles présents de nous avoir hissé.
Je marche. J'ai l'impression de me traîner, mais finalement peu de concurrents me rattrapent. Si je résonne en kilomètres, je me dis que la fin est proche (moins de dix kilomètres), si je résonne en temps l'effort peu encore durer une bonne heure et demie. Je ne préfère pas y penser. Je continue de monter, monter, pourquoi ? Pour rejoindre les hauteurs de ces maudites Collines d'Artois et pour mieux les redescendre ensuite !
Nous réapparaissons côté Bassin Minier pour un court moment. Le temps de rattraper une nouvelle portion privée et ses surprises. Il n'y en aura qu'une : une longue montée sur un chemin large et finalement suivie d'un chemin roulant pour ce qui ont encore les jambes.
Cette partie relativement "calme" m'a permis de reprendre un peu le dessus. Je parviens de nouveau à prendre un peu de vitesse et regagner quelques places.
Nous finissons par rejoindre le haut du chemin du bois de l'Abbé. Nous le descendons un court instant avant de bifurquer sur le sentier qui pourrait tout à fait nous ramener jusqu'à Lorette. Au lieu de cela, le parcours nous emmène sur un secteur que je découvre complètement et dont je n'aurai même pas soupçonné l'existence : de magnifiques prairies offrant un panorama splendide sur l'arrageois. La visite débute par une belle descente. La pente est ici tellement raide que les jambes souffrent autant que s'il me fallait la gravir. Je me rassure au moins en me disant que l'arrivée se rapproche d'autant plus vite que nous dévalons cet endroit rapidement !
Mais bien évidemment, par respect pour ces lieux et leurs propriétaires, il est impossible que nous quittions les lieux si vite... Alors nous grimpons une seconde pâture nous ramenant sur les hauteurs du Mont Goudinon, serpentons quelques centaines de mètres avant de replonger cette fois-ci sur Ablin et rattraper brièvement des secteurs plus connus.
Quelques mètres de macadam nous permettent de gagner l'étroit sentier surplombant le ruisseau de la commune. Mais nous n'aurons que très peu de temps pour profiter de la quiétude de l'endroit. Rapidement, le sadisme des organisateurs refait surface. Nous voilà de nouveau contraint de nous accrocher aux branches pour suivre le tracé.
Je double à cet endroit plusieurs "morts vivants". Je m'inquiète de leur état, mais rien de grave, ils n'ont tout simplement plus de carburant dans le moteur ! Après avoir traversé à nouveau de belles pâtures, nous regagnons la civilisation. Nous contournons le terrain de football pour attaquer de plus bas une nouvelle difficulté. A l'heure de mon passage, les joueurs sont à l'échauffement, j'en déduis qu'il est au moins 14h30... En d'autres termes 5 heures se sont déjà écoulées depuis le départ. L'objectif que je me suis fixé de terminer en moins de 6 heures se rapproche.
La portion qui suit nous emmène le long d'un champ labouré. Une nouvelle fois merci à mes très nombreux prédécesseurs pour le travail de damage accompli ! Je rattrape ici la 4e féminine qui semble sérieusement accuser le coup. Nous passerons ensemble la succession de montées-descentes très raides le long de la Blanche Voie. Cette portion aussi épuisante mentalement que physiquement aura raison des dernières miettes de mon petit regain de forme.
Même si les jambes ne répondent plus je suis désormais bien conscient que la fin et proche et que l'objectif va être atteint. Dans la montée nous ramenant pour l'avant dernière fois jusqu'aux sommets de ces collines, je dépasse à nouveau plusieurs concurrents. Je finis même par reprendre un concurrent m'ayant soutenu au pire des moments pour moi. C'est à mon tour de tenter de l'aider.
Nous dévalons ensemble la courte portion de GR127 et entamons la portion à travers champs nous amenant à l'ultime difficulté. Le souffle haletant, nous trouvons tout de même le moyen de discuter un peu et d'échanger nos premières impressions sur ce que nous étions entrain de vivre. Pour l'un, comme pour l'autre, cet échange permet d'occulter un instant notre état de fatigue.
A l'entame de la dernière ascension, un léger écart s'est creusé entre nous. Je l'encourage à me rejoindre mais il n'en a plus la force. Je m'engage donc seul à travers ces arbres.
Malgré le monde présent, il ne m'est même plus possible de tenter de faire bonne figure en trottinant quelques mètres. Les cuisses en feu, la tête vide, ce sont mes mains poussant sur les genoux qui me permettent de me hisser. Une fois en haut, un peu de schiste, une dernière petite bute et c'est la dernière ligne droite.
L'objectif est atteint, mais au prix de quels efforts ! Je termine finalement classé 117e en 5h40.
Guillaume conclu finalement 199 en 6h04 minutes. Il arrive quasiment aussi frais que lorsque je l'avais quitté au premier ravitaillement. Les crampes qui lui ont empoisonnées sa seconde partie de course ont eu au moins ça de bénéfique : impossible de tirer trop sur les jambes ! Contrat également rempli pour lui.
Passé l'énorme fatigue d'après course. Il me revient de cette course que de grands moments de bonheur. La souffrance endurée est déjà bien digérée. Désormais qu'une seule envie, celle de remettre ça au plus vite !
Un énorme merci aux organisateurs et aux très nombreux bénévoles pour le travail accompli. Ce fut en tous points grandiose !
Voici le lien de la vidéo sur le site officiel de la course :