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mardi 18 septembre 2012

Pas un seul hobbit à La Comté ?!

Tolkien nous aurait donc menti... Après avoir sillonné une nouvelle fois la Terre du Milieu, toujours aucune trace de Bilbon, Frodon, Sam et les autres... J'ai pourtant cadrillé le terrain en long, en large et en travers, pas l'ombre d'un pied velu ou d'une oreille pointue !

Ces recherches infructueuses ont eu au moins de bénéfiques le fait pour moi de défricher globalement le secteur et d'y dénicher quelques belles portions... C'est ainsi qu'avec une appréciation quasi globale du secteur, j'ai tenté de tirer le maximum du potentiel "certain" de ces lieux.

Il en ressort un parcours de 37 km avec 600 D+. Si le ratio km / D+ n'apparaît pas très élevé (surtout en étant aussi proche d'Olhain et sa forêt...), il est lié à une volonté de diversifier au maximum les environnements empruntés.




Première portion :

Le départ sur les hauteurs d'Houdain offre un joli point de vue sur la campagne environnante, théâtre de la suite de l'escapade... La descente le long de l'église est suivie de plusieurs ruelles et passages pittoresques le long de la Brette permettent de gagner rapidement la Chaussée Brunehaut.

Ici commence la première "gentille" grimpette, sur un chemin d'abord large puis se resserrant progressivement au milieu de bosquets. Une fois en haut, on bénéficie d'un joli point de vue sur les collines d'Artois... Mais, il est déjà temps de redescendre vers Beugin. La commune lovée sur les bords de la Lawe possède, outre plusieurs sentiers très plaisants, deux lieux qui méritent largement que l'on s'y attarde : 

- Son Lac, véritable paradis pour les pêcheurs du coin avec ses eaux claires et profondes. La falaise surplombant l'endroit et les conifères encerclant les flots donnent à l'ensemble des faux airs de Vosges... Malheureusement, mon unique tentative d'en faire le tour complet a dû être abandonnée tant la végétation est abondante actuellement.

 - Le sentier de la Lawe aménagé au coeur des bois Louis et d'Epenin. Les lieux dont la gestion a été confiée à Eden 62 autorise un grand dépaysement comme le souligne l'article ci-joint. Il est juste nécessaire d'y être vigilant en cas de pluie... La chute pourrait être douloureuse !



Une fois sorti de ce sentier, on récupère le chemin du tortillard (ancienne voie de chemin de fer) qui va nous mener jusqu'au village de La Comté.

Seconde portion :

Sur cette commune, là aussi de nombreux petits chemins permettent de sillonner le village en évitant de trop longues portions de macadam. C'est là que j'ai réalisé ma dernière découverte, qui me semble être un nouveau très bon point pour ce parcours :

En croisant une nouvelle fois le chemin de la Lawe derrière le terrain de football, on aboutit un peu par hasard en surplomb de la fameuse cascade du village. Là, selon la saison, la probabilité est forte qu'il soit nécessaire de se mouiller les pieds dans ce magnifique passage à gué... 

Une fois la baignade terminée, il est grand temps de reprendre la route, puisqu'à cet instant seuls 12 kilomètres sont parcourus. Direction, donc, le Mont de La Comté et ses 189 mètres pour la première vraie grimpette où l'on prend 100 D+ en environ 1 kilomètre ! La montée débute sur macadam mais se termine au milieu des arbres sur un terrain crayeux extrêmement glissant en cas de pluie (impossible à terminer en courant dans ces conditions...). Après une transition roulante, on plonge vers le village de Magnicourt en longeant la départementale sur des chemins herbeux très agréables, la vue sur le mont d'Anzin à notre droite rappelle facilement un autre secteur : celui de l'Aa et ses coteaux...
Vient ensuite un nouveau petit détour sur les bords de la Lawe permettant d'attaquer de face une très belle côte, courte mais présentant des pourcentages qui font violement monter le cardio ! Une fois, le plus dur passé, le terrain continue de s'élever en douceur pendant un kilomètre. Une fois en haut, on redescend aussi vite par un chemin étroit au milieu des pâtures le long du Bois Madame. Ici, il ne vaut mieux pas se laisser griser par la pente, les ornières cachées dans les herbes pouvant transformer la suite de la sortie en enfer !

 Troisième portion :

A partir de ce 22e kilomètre, les chemins deviennent plus roulants et nous mènent, après une belle descente en sous-bois, jusqu'à Rocourt en l'Eau, lieu d'où la Lawe prend sa source. Pas le temps de s'y attarder puisque le parcours continue de sinuer jusqu'au village de Bajus. Après avoir remonté la rue principale, on tombe à nouveau sur l'ancienne voie de chemin de fer reliant Saint Pol à Bruay la buissière et empruntons le chemin du Prêles à la hauteur de l'historique gare du village. 2 kilomètres plutôt roulant sous une magnifique arche végétale, avant de bifurquer sur la gauche au niveau du chemin emprunté à l'aller...


On récupère ensuite les hauts de Beugin. L'arrivée à hauteur de la piste d'aéromodélisme offre une nouvelle fois un magnifique point de vue sur les collines d'Artois d'un côté et sur le bassin minier de l'autre. Ce panorama est tout juste entrecoupé par l'arbre "rond", énorme érable champêtre déclaré arbre remarquable depuis 2011.
Il est finalement temps de redescendre vers Houdain en rattrapant une dernière fois l'ancienne voie de chemin de fer et en traversant pour de bon la Lawe...


En réalisant ce parcours, j'ai tenté d'optimiser au maximum les portions "non privées" du secteur. Je suis bien conscient que, malgré tout, des trésors m'ont fort probablement échappé.

Alors, n'hésitez pas à m'indiquer les modifications qui vous sembleraient bénéfiques !

lundi 21 mai 2012

Trail du Patois

Comment faire autrement ?


Comment ne pas chausser les baskets alors qu'en ce dimanche matin, le parcours du Trail du Patois passe sous mes fenêtres... ? Impossible, en tout cas pour moi, de m'en priver, même si je connais par coeur le plus petit recoin de ce parcours et qu'à priori le tracé reste inchangé par rapport à l'année précédente.

Pas besoin de se lever aux aurores pour être à l'heure au départ. Un constat, le succès grandissant de l'épreuve constaté en 2011 ne s'est pas démenti cette année. Ca va donc bouchonner sec dans les premiers hectomètres !

Après avoir retiré mon dossard, un couple m'interpelle pour me questionner sur le parcours du 12 km. Leur première question me laisse perplexe :
 - "Est-ce vrai que le parcours du 12 km est plutôt plat ?" Euh.... alors là soit ils ne connaissent pas du tout le coin, soit ils n'ont aucune idée de ce que représente 400 m de D+ en 12 km, soit je suis face aux parents de K.Jornet...
Sans vouloir leur briser le moral avant la course mais plutôt pour les préparer un peu à ce qui les attends, je leur précise que le parcours de cette boucle n'est jamais plat et qu'ils doivent notamment se méfier de l'étroitesse du départ ! A la vue de leurs têtes déconfites, je me dis que je suis plutôt face à des coureurs tentant pour la première fois l'expérience nature et qui effectivement ne connaissent ni le coin, ni la signification de 400 D+...

Leurs expressions me font dire qu'ils ont exactement la tête que je pourrai avoir en demandant à ce que m'on décrive le profil d'un UTMB ou d'une Diagonale des Fous. Des disciplines proches mais pourtant tellement différentes (course sur route, trail court, ultra-trail).

Boucle du 12 km :

9h30. Le départ est donné. Parti en milieu de peloton, je me faufile du mieux que je peux pour éviter de perdre trop de temps. Le fait de connaître parfaitement les lieux me permet, tout en faisant des mètres en plus, de gagner de nombreuses places. La densité des coureurs et l'étroitesse des chemins rendent chaque appui incertain... Je fais tout pour éviter les entorses tout en tentant de prendre un peu de plaisir sur ces chemins que je n'ai pas pour habitude d'arpenter en pleine période d'affluence.

Sur les nombreuses parties communes au Trail des Poilus, je me remémore les moments vécus il y a un peu plus de deux mois. Une chose est sûre, que ce soit mon allure ou celle des coureurs m'entourant, aux vues des foulées de chacun, la distance au programme est largement inférieure. Sur cette première partie nous ne marchons qu'en de très très rares occasions. Seuls la fin de la montée le long du golf et la partie un peu sauvage précédant la fin de la boucle, nous poussent à lever le pieds.

Le fait d'avoir forcé un peu au départ me permet de bénéficier d'une circulation plutôt fluide... Ce qui n'empêche pas de "ramasser" un nombre anormalement élevé de coureurs du 12 km partis trop vite et à l'agonie après seulement quelques kilomètres...

Au terme, de cette première boucle aucune surprise au niveau du parcours, uniquement une légère rallonge peu après le départ. 1h02 au moment de passer la ligne, je suis largement en avance sur mes prévisions et pourtant encore bien frais. Tant mieux, puisque mon peu de sortie sur les dernières semaines me faisait craindre le pire.


Le ravitaillement est commun aux coureurs du 29 km et aux "finishers" du 12 km. Difficile de se frayer une place jusqu'au buffet, il n'y a pourtant ni champagne ni petits-fours... Un verre d'eau, quelques fruits secs et ça repart !
Désormais, les rangs sont bien plus clairsemés. Plus personne derrière et un seul concurrent devant, nous réempruntons en sens inverse les chemins du départ. Une heure après, le contraste est saisissant !
Connaissant parfaitement le terrain, je sais qu'il est tout à fait possible d'accélérer sur ces portions roulantes nous amenant jusqu'à la D72 pour un petit bout de macadam tout en montée, le long des pâtures où paissent des centaines de moutons.
 Nous arrivons dans l'épingle à cheveux, où le parcours nous indique de continuer tout droit, de l'autre côté des barrières de sécurité. Cet endroit, je l'apprécie énormément pour deux raisons :  
- Son caractère atypique : une grande descente entrecoupée d'épingles à cheveux qui me permet, à chaque fois, que je l'emprunt de voyager un peu et de m'imaginer dans une région plus montagneuse ;  
- Elle représente une frontière entre deux mondes. D'un côté, le bassin minier que l'on quitte et dont les plus proches vestiges ne sont autres que les terrils jumeaux d'Haillicourt. De l'autre, les vertes collines d'Artois et leur caractère plus rural dont je ne me lasserai jamais (je l'espère).
Après une grande descente, nous débouchons dans Rebreuve Ranchicourt pour une nouvelle portion de macadam nous menant jusqu'au GR 127. Au passage devant la maison, personne pour m'encourager ! J'apprendrai plus tard que Madame était trop occupé à tenter de rattraper les premiers afin de leur indiquer leur erreur de parcours. Ils apprendront à leurs dépends que le chemin des Avesnes est une impasse ! Finalement pas trop de dommages pour eux, puisqu'ils rattraperons le tracé après un peu de hors-piste et resterons tout de même 1er et 2e à l'arrivée.
 Quelques encouragements des voisins avant de rentrer à nouveau dans le bois. Après avoir sinué un moment nous atteignons les premiers bâtiments de la base de loisirs sur ce parcours toujours identique à l'année précédente...

Boucle du 29 km :

Et là enfin, au lieu de rattraper le ravitaillement le parcours fait un demi tour complet et nous redescendons sur la zone la plus basse du bois. Nous rattrapons à nouveau les portions empruntées lors du Trail des Poilus. Et je réalise que malgré deux mois d'intervalle les conditions météo sont très proches, tout comme ma tenue...
Nous longeons le bois, avec un point de vue toujours aussi magnifique sur le Château d'Olhain, et remontons vers la piste d'envol de parapentes. Après cette petite (bonne) surprise, nous rattrapons enfin le site de départ et d'arrivée, théâtre de notre second ravitaillement. Toujours beaucoup de monde autour du buffet de moins en moins fourni...
 C'est reparti pour la dernière partie. Sans surprise, nous contournons dans un premier temps la partie défrichée située derrière la plaine de jeux et redescendons ensuite, toutes voiles dehors, jusqu'au golf. De là nous rattrapons le GR 127 et sa partie la plus abrupte serpentant sur les bords du parcours. Une nouvelle fois, je suis bien incapable de gravir cette côte sans me mettre en mode randonnée...

Une fois en haut, le parcours diffère à nouveau de l'année précédente puisque la partie la moins intéressante est supprimée et le final se voit profondément remanié, les difficultés s’enchaînant dans un ordre différent et le final ne se faisant plus par la route en bitume mais par la partie sauvage déjà empruntée à la fin de la première boucle.
Sur cette boucle je réussi à garder une bonne cadence, tout en continuant de dépasser une dizaine de coureurs. Naviguant d’habitude à la fin du premier tiers des participants, je me retrouve, pour une fois, plus en avant et découvre des conditions de courses un peu différentes avec beaucoup moins de coureurs autour de moi.

L'après-course :

Je sors de cette épreuve avec un sentiment mitigé quant à son déroulement. Si l'organisation demeure toujours de très bonne facture (sauf deux trois détails exposés ci-dessous), je ne me suis pas réellement senti à ma place sur cette course...

J'ai eu la sensation de remonter le temps et de revenir quelques années en arrière, là où je participai régulièrement à des courses sur route (parce que je ne connaissais que ça...) et pour lesquelles l'atmosphère a finalement eu raison de ma motivation... Peu importe l'endroit, il fallait que je tente d'améliorer mon dernier chrono. Que ce soit dans une zone industrielle, un coeur historique, au milieu des barres d'immeubles, le seul élément important : le t-shirt offert et le chrono à l'arrivée !
La cohue du départ, les coureurs cherchant en vain les kilomètres au sol (pour vérifier s'ils n'ont pas une demie seconde de retard sur leur temps de passage), ceux courant la musique dans les oreilles hermétiques à leur environnement, la razzia au ravitaillement (tant pis pour les derniers...) m'ont renvoyés ces images de vraie "compétition".


Alors, il est vrai que moi aussi je cherche forcement à réaliser le meilleur résultat possible, mais je réalise finalement que, désormais, courir me procure autant de plaisir à tenter de me dépasser qu'à découvrir et apprécier les lieux que je traverse... Pourvu que ça ne change pas !

Je m'égare un peu...

Pour en venir à l'épreuve en elle-même, ce fut une nouvelle fois une belle réussite confirmée par les très nombreux commentaires présents sur le site.

Les plus :
 - organisation au top ;
 - la base de loisirs d'Olhain ;
 - balisage impeccable ;
 - parcours refondu dans sa deuxième boucle et toujours aussi beau au printemps.
 Les moins :
 - que de l'eau chaude à l'arrivée...
 - des bénévoles qui nous arrêtent pour laisser passer les voitures ?!